Il y a bien longtemps j'avais déjà lu un roman de Pierre Magnan intitulé Le Sang des Atrides. Je ne me souviens de rien de ce livre sinon qu'il m'avait plu, mais quant à l'intrigue? Oubliée.

J'ai donc été ravie de recevoir Les Courriers de la mort  du même auteur pour la deuxième édition des Livres ont des Elles.  ( Mon premier billet était ICI )Une occasion de redécouvrir cet auteur.

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L'histoire :
Au coeur de la Provence rurale, à Barles, Emile Pencenat creuse sa tombe. Et ce n'est pas qu'une expression ! mais il préfère encore prévoir sa sépulture plutôt que d'être enterré auprès de sa femme. C'est là qu'il découvre qu'à l'entrée du cimetière se dissimule une boîte aux lettres. Et que dans cette boîte se trouve une lettre.
Un peu par bon coeur, un peu par curiosité, il décide de la poster pour qu'elle arrive à son destinataire.

Oui mais, quelques jours plus tard, la destinataire en question est retrouvée assassinée.

Une seconde missive aura le même résultat.

Alors commence une curieuse série de meurtres qui réveille de vieilles affaires familiales.   

" D'autant que ces descendants Melliflore dont on parlait tant, c'étaient un peu nos Atrides. On était habitués depuis des générations à voir le malheur fondre sur eux, histoire de les laver de leurs péchés et nous qui n'avions pas plus à nous reprocher que le commun des mortels, nous nous disions avec philosophie que tant que ça tombait sur eux ça ne tombait pas sur nous." 

Mes notes de chevet :

J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans l'histoire. Mais je ne peux pas dire si c'est faute au livre ou à mon état d'esprit du moment. Mais passé les 60 premières pages j'ai été happée et je ne l'ai plus lâché ! 

Comme chacun sait déjà : j'aime particulièrement les histoires de meurtres en série, donc c'était un livre bien trouvé pour moi. Mais rien à voir avec le scénario d'un film à l'américaine , ici, les meurtres se passent au fond d'une Provence reculée, rurale voire rustique. Les caractères des personnages sont bien trempés. Ici règnent les secrets, les rivalités, les histoires de familles...  J'y ai retrouvé parfois les traits des personnages de mon cher Giono.

J'ai aussi apprécié le maniement de la langue que nous offre Pierre Magnan qui sait autant rendre le parler populaire que nous offrir une langue riche et intelligente. J'ai relevé pas moins de 30 termes que je ne connaissais pas au fur et à mesure de ma lecture. De quoi passer de bons moments aussi en quête de leur sens plongée au cœur de mon dictionnaire. J'aime quand un livre m'apporte aussi un enrichissement culturel.

C'est Sara qui avait lu ce roman lors de la première édition des Livres ont des Elles, vous pouvez lire son billet ICI.

J'ai hâte de savoir ce que Sara, Eloah, Rafafa, Dan,  et Henriette ont lu à leur tour ! et je laisse repartir ce livre dans les chaîne.

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