21 novembre 2009
Tatiana de Rosnay, Moka
Ce livre m'a été prêté par Stéphie, que je remercie.
Tout va très vite. A la dixième ligne déjà ; le coup de fil. Celui qu'aucune mère ne veut jamais entendre sonner : " Votre fils a eu un accident. Il faut venir tout de suite."
Puis, tout s'ensuit logiquement. L'hôpital, l'angoisse, le coma. La famille, les amis, la vie rythmée par les visites. Et les questions : Qui? Comment? Pourquoi?
L'enquête n'avance pas. Pas assez vite en tout cas pour Justine qui devient presque folle, de rage, de douleur, à se sentir inutile ainsi à attendre. Il lui faudra dépasser l'incompréhension de son mari, confiant dans la justice, ses peurs, ses doutes. Mais une mère ne peut rester à rien faire quand son enfant ne lui répond plus et n'ouvre plus les yeux. Pour que le monde continue de tourner, elle mènera elle même sa propre enquête pour découvrir enfin celui qui a renversé son fils en plein Paris dans cette berline couleur Moka et a pris la fuite.
Et cette quête la mènera encore vers une histoire de famille....
De ce récit on retient une angoisse qui se noue dans le ventre au fur et à mesure de la lecture. Qui ne s'identifierait pas au personnage de Justine devant l'horreur qui lui arrive? On retient aussi le portrait de ce père anglais,flegmatique, peu expansif qui réagit à la douleur en la contenant à tout prix. Ce couple qui finit par ne plus se parler et à se détruire peu à peu devant leurs différences de réaction.
Bref, on accroche, très vite et on ne décroche pas.
C'est un roman qui fonctionne bien, à merveille même, tant le sujet ne peut laisser indifférent. Cependant, ce qui fait sa qualité mais aussi son principal défaut : Tout est simple : l'intrigue, les personnages, les situations, le portrait du flic. J'ai trouvé que l'essentiel était dit, certes, mais sans aller en profondeur. Finalement, le récit n'étonne en rien, il nous attrape puis nous relâche et ne laisse pas en nous des traces irrémédiables.
Une lecture sympathique, prenante, mais qui s'oublie vite cependant.
D'autres avis chez Stéphie et Pimprenelle qui en avaient fait une lecture du dimanche , Cuné, Heide, Kali
17 novembre 2009
84 charin Cross Road
La rentrée ( scolaire ) m'a permis de recevoir grâce aux éditions du livre de poche 84, Charing Cross Road, dont la quatrième de couverture m'avait plu :
" Par un beaujour d'octobre 1949,Helene Hanff s'adresse depuis New York à la librairie Marks & Co, sise 84, Charing Cross Road à Londres. Passionnée, maniaque, un peu fauchée, extravagante, Miss Hanff réclame à Franck Doel les livres introuvables qui assouviront son intatiable soif de découvertes. Vingt ans plus tard, ils s'écrivent toujours et la familiarité a laissé place à l'intime, presque à l'amour. Drôle et pleine de charme, cette correspondance est un petit joyau qui rappelle avec une délicatesse infinie toute la place que prennent, dans notre vie, les livres et les librairies. Livre inattendu, 84, Charing Cross Road fait l'objet, depuis les années 1970,d'un véritable culte des deux côtés de l'Atlantique."
Dès réception je me suis jetée dans ce livre que je croyais être un roman épistolaire. Les premières pages m'ont gentiment rappelé Le Cercle des amateurs d'épluchures de patates : une correspondance qui naît de l'amour des livres. J'avoue que j'espérais vaguement y retrouver le même plaisir de lecture...
Mais au bout que quelques pages, même si j'ai trouvé, certes, la personnalité de Helene Hanff amusante et dynamique, j'ai commencé à passablement m'ennuyer. Cette longue énumération de titres de livres et de factures m'a fatiguée. C'est alors que je me suis aperçue que l'édition comportait une postface et que j'ai décidé d'interrompre ma lecture pour en prendre connaissance.
Quelle n'a pas été alors ma surprise de découvrir qu'il s'agissait d'une véritable correspondance ! Surprise qui n'aurait pas dû en êtrà une, évidemment, puisque le nom de l'auteur était bien le même que celui de la narratrice, mais quand même je m'étais mis en tête que je lisais une correspondance fictive.... et du coup je commençais à trouver le style passablement répétitif.
J'ai donc repris le livre avec une autre clef de lecture et ma vision du style a changé. J'ai été plus attentive aux formules d'entrée des lettres, à cette relation qui n'évolue qu'à travers les mots et à travers l'océan entre Helène et Frank, son correspondant. Il fallait faire attention aux détails et laisser de côté les chiffres des factures les calculs et les titres de livres.
Au final, j'ai trouvé cette lecture amusante et agréable. Je regrette cependant de m'être trompée d'interprétation au début du livre ( comme quoi il est bon parfois de se mettre au courant ou d'être plus attentif) ainsi que le fait de ne pas connaître les livres dont il est fait mention dans la correspondance. Je pense que j' y ai perdu beaucoup à cause de mon ignorance de la littérature anglaise et de noms tels que Sam Pepys, Jonh Henry Nexman, Tocqueville etc.
D'autres avis chez : Cynthia , Marie , A l'ombre du cerisier, Theoma, Happy Few.
16 novembre 2009
Une nouvelle collection chez Armand Colin
Armand Colin lance la nouvelle Collection "Albums Armand Colin cinéma".
Cette naissance est double puisqu'elle est accompagnée de celle d'un nouveau festival organisé en partenariat avec le Cinéma Grand Action.
Cette série de petits albums redécouvre le cinéma à travers des thèmes choisis pour proposer une vision décalée du 7e art, en s'affranchissant des conventions classiques. 4 thèmes parus à ce jour :
- Les hommes-objets au cinéma
- Les grands pervers au cinéma
- Les monstres au cinéma.
14 novembre 2009
BULBUL SHARMA, La colère des aubergines
Voici un livre qui me faisait saliver depuis longtemps car il a parcouru la blogosphère... Mon rapport avec l'Inde est assez ambigu suite à un voyage au Ladakh et au Rajasthan plus qu'éprouvant... Mon seul refuge pendant ces 5 semaines de route...
LA CUISINE INDIENNE !
Ouvrir ce livre a donc été pour moi comme ouvrir une boîte à épices et a fait renaître de nombreuses saveurs : Dâl, Lassi, Kofta, Nân, Pulao, Pakora, Tikka, comme autant de souvenirs épicés !
12 nouvelles gastronomiques. 12 nouvelles portées par des héroïnes. Héroïnes des fourneaux. Bulbul Sharma nous décrit une société patriarcale où les hommes, souvent décrits avec une tendresse amusée, n'ont pas toujours le beau rôle. A la cuisine, ce sont les femmes qui repprennent les rênes... et qui détiennent un nouveau pouvoir : celui de lier ou de délier les liens qui unissent les hommes.
Et les entrées, plats et desserts deviennent ainsi de véritables personnages de roman : unissant les amants, déclarant l'amour ou la haine, révélant bien des secrets enfouis.
La cuisine comme plaisir ou comme torture c'est selon...
Quand toute une famille refuse de voir celle qui les nourrit s'éloigner d'eux, quand un homme est pris en sandwich entre sa mère et sa femme, quand une femme prépare le dernier repas d'un mourant, quand un voyage en train devient épique... Le lecteur se régale.
Petit souvenir de voyage : Sari à Jaisalmer.
" Dida prépare les repas assise sur le sol de la cuisine. Je la vois hacher menu les légumes, nettoyer le riz, prétrir la pâte ou nettoyer les épinards, inlassablement..."
"Elle vint poser les aubergines bharta sur la table, à coté du raita de concombre râpé. M. Kumar froissa son journal etchangea légèrement de position sur son siège, sans regarder. Elle se lit à transférer avec soin les cuillerées de pulao fumant du faitout sur un large plat,dernière relique d'un service de table anglais que sa mère lui avait donné en dot. le motif rose et or de la faïence mettaient en valeur les noix de cajou et les raisins sur leur lit de riz brun doré, et un arôme de cardamone emplit la pièce."
Du coup... La gourmandise appelant la gourmandise, je n'ai pas su résiter... Je vais recréer mes souvenirs culinaires. j'ai aussi acheté :
Prometteur puisqu'on y retrouve, entre autres, la recette des Nans (Miam !) du Dal au cumin, du chutney de menthe, du poulet Korma et du lassi à la mangue. Un monde de saveurs s'ouvre à moi !
D'autres avis savoureux sur la Colère des aubergines chez Leiloona, Esmeraldae, Keisha, Fashion.
12 novembre 2009
Le grand prix littéraire du WEB
Mardi soir ont été délivrés les résultats du grand prix littéraire du WEB organisé par les
Voici les grands gagnants :
Prix du roman français : LA PERRITA D'Isabelle Condou.
Voir les avis de Leiloona, Stephie et Antigone.
Prix du roman Etranger : LE LIVRE DES CHOSES PERDUES de John Connolly.
Voir les avis de Stéphie , Leiloona, Lilibook, Esmeraldae, et moi-même.
Prix du premier roman : L'HOMME DE CINQ HEURES de Gilles Heuré.
Voir l' avis de Leiloona.
Prix spécial du jury : CONQUISTADORS d'Eric Vuillard.
Vous pouvez retrouver les résultats sur le site des chroniques de la rentrée littéraire.
Leiloona et Stephie faisaient partie du jury. Bravo à elles et autres !











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